|
L’histoire de la bande dessinée :
 |
C’est l’histoire d’une chasse au trésor… Don Lope De Villalobos Y Sangrin, noble andalou, Hidalgo, en Espagnol, se trouve en quête d’aventure avec son compagnon de toujours, Armand Raynal De Maupertuis, un français. Nos deux héros sont de bonne naissance et en ont pris les bons côtés : ils connaissent l’honneur, le panache, le courage
|
| Armand et Don Lope rencontrent, une nuit un filou du nom de Cénile Spilorcio qui les engage pour libérer son fils Andréo. Il croit en effet que ce dernier vient de se faire enlevé par des turcs et aux dires de son valet, Plaisant. les barbaresques réclament pour sa libération une rançon de cinq cents écus. |
 |
 |
Cet enlèvement est en fait une manœuvre de Plaisant pour récupérer de l’argent afin d’aider Andréo à épouser une bohémienne qui l’avait mis au défi de trouver cette somme.
|
|
Cénile étant le premier des avares, la bohémienne, la belle Hermine, savait qu’elle ne craignait rien… Et en effet, même devant la possible disparition de son fils, il ne consent pas à payer la fausse rançon et se morfond sur les quais de Venise quand il tombe sur nos deux héros…
|
 |
|

|
N’écoutant que leur courage (et pour Lope, n’écoutant que sa haine des Musulmans), Amand et Don Lope se jettent à l’eau et bien sûr, ne trouvent point d’otage, mais une carte au trésor qu’ils dérobent donc au capitaine du navire turc, le Raïs Kader…
A partir de ce moment, Cénile se met en devoir de récupérer la carte pour lui…
|
Les héros sont des animaux ?
L’univers mis en place trouve plusieurs origines… Il y a la littérature animalière de l’époque moderne, le théâtre italien, la commedia dell’arte et l’univers des savants de cette époque.
Le Renard, Armand, est un français, il possède quelques archétypes de ce pays : il aime bien vivre, bien manger, bien boire, il aime les lettres et les femmes. Le Loup, Don Lope, l’Espagnol, est aussi instinctif que peut l’être ce canidé, il est fort, fier, mais aussi démuni face à l’amour, et il a une phobie des rats.
Les références sont tirées du roman de Renard, où le loup s’appelait Ysengrin et où le Renard vivait à Maupertuis… Mais là où le Renard était une vile créature, il devient dans cette bande dessinée, l’ami du Loup. Ils passent ainsi d’ennemis à amis.
Les fables de La Fontaine, permettent de compléter le fond de référence que nous avons de ces animaux. Des animaux à qui ont prête des traits humains… Le Renard est rusé et roublard. Le Loup est instinctif et féroce.
Ils ont ici en plus pour eux des caractères humains que les «vrais» humains de la bande dessinée ne possède généralement pas : l’honneur, la sincérité, la droiture, le courage…
Là où La Fontaine se servait des animaux pour dépeindre les travers de la société des Hommes, Alain Ayroles s’en sert pour montrer que les hommes n’ont pas les qualités qu’on attend d’eux. La démarche est inverse.
Les références théâtrales
On trouve deux références théâtrales majeures dans cette œuvre : tout d’abord les comédies italiennes dont s’inspirera Molière, et la Commedia Dell’Arte qui est aussi son aînée.
L’intrigue de démarrage est tout droit sortie des Fourberies de Scapin de Molière.
Les héros « humains » viennent de cet univers…
La bohémienne ou l’Egyptienne, c’est Hermine, celle qui charme le jeune premier.
Ce jeune premier, généralement innocent et prêt à tout pour assouvir cet amour, se retrouve incarné dans la personne d’Andréo, un imbécile complet, Le personnage est alors poussé à l’extrême…
Le valet au milieu des intrigues mais qui les subit plus qu’autre chose dans la Bande Dessinée, c’est Plaisant, un bien pâle Scapin.
Le maître avare comme pas deux, le Géronte de l’histoire, c’est Cénile Spilorcio.
La référence à la Commedia est assez claire aussi…
Le personnage de Cénile, c’est le Pantalon de la Commedia.
Par ailleurs, le loup, fort, bravache et qui a peur des rats, c’est le Capitan.
Les masques trouvaient bien leur place à Venise, ville des mystères, de l’amour et du carnaval, c’est la raison pour laquelle ils apparaissent souvent sous la forme d’un spectacle itinérant ou sous pour masquer des spadassins à la solde de Cénile.
La Musique :
Deux univers musicaux se retrouvent dans ce spectacle : la musique orientale, magnifiquement interprétée par Lakhdar Hanou et la musique flamenco, bohémienne.
Les thèmes orientaux de Lakhdar viennent de la référence continuelle à la Lune, l’astre où partiront un jour les héros… C’est le symbole de l’Orient, c’est le rappel aux contes des mille et une nuits… Nous voulions développer ces thèmes au travers du Luth (ou Oud en arabe) et des percussions nord-africaines.
Pour le Flamenco, Hermine (Marie-Céline Tuvache) a travaillé très dur pour mettre ne place une chorégraphie de danse, accompagnée par Hubert Duclos, un musicien gitan dans l’âme.
Au travers de cette musique, on trouve aussi les thèmes de la liberté qui définissent tellement bien Hermine. On trouve les thèmes de l’aventure et un mariage entre plusieurs influences musicales (d’où le pont avec la musique orientale).
|